Bienvenue dans l’ère des idées

65% des enfants qui sont aujourd’hui en primaire exerceront un métier qui n’existe pas encore aujourd’hui. Voilà qui semble poser un sérieux problème quant à leur formation. Comment les préparer à l’inconnu ? Et pour nous, les générations Y et Z, qui sommes déjà au travail et y seront toujours dans 20 ans, comment nous assurer de ne pas être has-been avant l’âge ? Les dernières études en la matière sont plutôt rassurantes, car ce qui primera de plus en plus, ce n’est pas le savoir mais la créativité, la capacité à avoir des idées et à sortir du cadre.

 

La mutation et la dévalorisation du savoir

De plus en plus, le savoir va devenir accessible partout et par tous. Les MOOCS, les tutoriels et autres outils gratuits en lignes permettent à chacun de se former à la demande, en fonction de ses propres besoins. Les jeunes générations arrivent sur le marché du travail avec une base de connaissances mais également avec une vraie capacité à en acquérir de nouvelles tout au long de leur carrière.

Et surtout, nous avons tous les savoirs du monde au fond de notre poche. En un clic sur notre smartphone, Google ou Qwant nous donnent toutes les informations dont nous avons besoin. Plus aucune conversation ne se fait sans l’ami Google à l’appui. A la moindre hésitation, nous laissons nos neurones au repos et filons le consulter: c’est plus rapide et plus sûr (croyons-nous). Internet est-il en train de nous rendre cons? Le débat reste ouvert.

 

Le monde des idées face au monde des robots

Le savoir s’acquiert donc très vite, mais en aura-t-on vraiment besoin ? Les nouvelles technologies devraient faire disparaître environ 45% des jobs actuels d’ici 2025 (étude Oxford 2013). Les métiers les plus concernés par la robotisation sont les téléopérateurs, les experts comptables, les employés de banque ou d’assurance. . . Bref, il s’agit de métiers souvent répétitifs et qui nécessitent peu d’analyse, de créativité ou de relations sociale.

Mais il y a une chose que les robots ne nous piqueront pas (pour l’instant…), c’est notre capacité à imaginer. Certains parlent déjà d’une économie de l’émotion en remplacement de notre actuelle économie de services. La créativité sera une compétence clé dans les années à venir. Nous vivons une période sans précédent où personne n’est capable de prévoir comment évoluera le monde du travail. Il est donc primordial de pouvoir s’adapter, développer des solutions « hors cadre » pour savoir rebondir face aux imprévus. Et cela concerne aussi bien l’entreprise que l’individu qui connaitra plusieurs dizaines de métiers différents au cours de sa vie professionnelle.

Alors qu’une période de déflation s’annonce de plus en plus proche, nous entrons dans une ère où les idées vaudront plus que les produits. « Les idées sont la monnaie du 21ème siècle » affirme un investisseur institutionnel américain.

Reste que face à ces grandes mutations, l’obsolescence (non programmée) de notre modèle académique est flagrante. Il serait sage de s’inspirer de certaines méthodes innovantes pour préparer les adultes de demain à l’inconnu de leur monde. Voilà qui fera l’objet d’un prochain article !

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