Job out: à qui le tour?

Tous les salariés ont déjà eu cette conversation autour de la machine à café, celle où l’on parle de ce que l’on « aimerait vraiment faire de notre vie ». Certains se voient ébénistes, d’autres gérants de chambres d’hôtes, d’autres encore s’imaginent en entrepreneurs sociaux. Ils sont de plus en plus nombreux à quitter une carrière toute tracée pour faire le grand saut vers une activité qui aura plus de sens pour eux. Le phénomène prend tellement d’ampleur qu’il a même un nom. Maintenant on ne démissionne plus: on fait son job-out, comme si par cette action on se révélait à soi-même et aux autres.

Voici les 5 raisons qui font que vous serez peut-être le prochain.

 

Le monde du travail est complètement out

Burn-out, bore out et maintenant job out… Chez les salariés, il y a ceux qui en font trop, ceux qui n’ont font pas assez et puis il y a désormais ceux qui s’en vont. Dans un contexte de chômage historique, le paradoxe est plutôt déconcertant. Pourquoi vouloir sortir du système ? Nos modes de travail traditionnels ne correspondent plus aux attentes des générations Y et Z. Les organisations verticales, avec leur hiérarchie trop pesante, s’avèrent contre-productives et démotivantes.

 

Nous n’avons plus les mêmes valeurs

Parce que nous avons peut-être atteint les limites de la société de consommation, la richesse au sens pécuniaire du terme fait moins rêver. Désormais notre temps compte autant que notre argent. Des « banques du temps » fleurissent d’ailleurs un peu partout dans le monde. Nous sommes donc moins enclins à sacrifier nos journées pour un travail peu épanouissant mais très rémunérateur.

 

Notre quotidien a besoin de plus d’intensité

Le côté plan-plan de la vie en entreprise, malgré ses requins et autres spécimens, est beaucoup moins sexy que la tentation de sortir du système. Avec ses hauts et ses bas, une vie de job-outer est ponctuée d’événements, de rencontres. De plus en plus habitués à fonctionner en réseau et à graviter d’une communauté à l’autre, nous n’avons plus peur de nous lancer dans l’aventure.

 

Les générations Y et Z ont envie de se réaliser

Nous ne nous faisons plus beaucoup d’illusion sur le monde du travail et les perspectives qu’il nous offre. Nous aspirons désormais à des métiers et à des façons de travailler plus en adéquation avec nos convictions personnelles. Dans une société où la créativité est une compétence ultra valorisée, nous voulons être libres de nous exprimer au travers de notre travail.

 

Le job-out sera bientôt un bon point sur un CV

C’est un fait: les grandes entreprises auront bientôt besoin de ceux qui les ont quitté. Car leur job-out leur aura permis de développer un profil recherché par ces sociétés en pleine mutation digitale. Possédant une double compétence d’exécutant et de stratège ils sont les précurseurs d’un nouveau mode de travail qui intéresse fortement les grands groupes. Les entrepreneurs d’aujourd’hui seront-ils les intrapreneurs de demain ?

Par Céline Beaufils

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2 réflexions au sujet de “Job out: à qui le tour?

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