Le vélo, la voiture du futur


La voiture pollue, la voiture énerve, la voiture prend de la place et la voiture coûte cher. Alors que nous vivons une période de crise économique et écologique, elle est presque devenue un non-sens. C’est apparemment le constat que font beaucoup de nos compatriotes puisque 3 millions de vélos se sont vendus en France en 2014, soit 7% de plus qu’en 2013. Et la plus part de ces nouveaux utilisateurs sont des citadins. Après avoir déserté nos villes depuis les années 60, les vélos font leur grand retour.

L’enfer des petits trajets en voiture

En ville, 25% des automobilistes effectuent un trajet de moins d’un kilomètre à une vitesse moyenne de 20km/h. Dans ces conditions, le moindre déplacement urbain s’apparente à une véritable épreuve pour les nerfs.

Mettons-nous en situation. Vous entrez dans votre voiture, allumez le moteur, et vous vous lancez dans la circulation effrénée d’un lundi matin. Votre mission : arriver à l’heure au travail, à 5km de votre domicile. Sur le papier, c’est on ne peut plus réalisable, mais en réalité tout se corse. Traverser la jungle urbaine revient systématiquement à se confronter à une circulation de plus en plus dense, à affronter les coups de klaxons des plus pressés… Bref, vous arrivez enfin, il ne reste vous plus qu’à garer la voiture. Et c’est parti pour la seconde épreuve de la journée : trouver une place… Nous vous épargnons le récit mais une chose est sûre c’est une opération qui prend souvent beaucoup de temps.

 

Le vélo, la solution idéale pour la mobilité urbaine

Sachant que la moitié de nos déplacements quotidiens font moins de 5km, la solution tient sur deux roues : le vélo. Avec lui, les problèmes d’embouteillage et de stationnement n’existent plus. D’un point de vue économique, le cycliste est évidemment gagnant en s’économisant de nombreux pleins d’essence. Ainsi, si vous habitez à 7 km de votre travail, préférer le vélo à la voiture vous permettra d’économiser 1300€ par an et épargnera l’émission de 907kg eq. CO2 par an à notre planète. (calculette Ademe)

Enfin c’est surtout en terme de qualité de vie que la différence est énorme : commencer la journée par une douce activité physique dans la fraicheur matinale, voilà qui change radicalement la perception des choses. C’est d’ailleurs ce qu’a prouvé une étude de L’University of East Anglia. Menée pendant 18 ans sur un panel de 18 000 commuters (personnes effectuant des trajets quotidiens pour se rendre au travail), elle en arrive à la conclusion qu’aller au bureau en vélo ou à pieds améliore le sentiment de bien-être.

Et les innovations sont nombreuses pour faciliter la vie des « vélotafeurs », Pour ceux qui redoutent d’arriver en sueur au bureau, le vélo avec assistance électrique sera la solution idéale. Autre nouveauté : la pédale connectée qui envoie une notification au propriétaire du vélo dès que celui-ci est déplace. L’application permet également de le géo localiser à tout moment.

A l’échelle d’un pays, de nombreuses études ont démontré tous les impacts positifs de ce mode de transport. On peut notamment citer la baisse des dépenses de santé et la hausse de la productivité, la meilleure ponctualité ainsi que la baisse de l’absentéisme pour les salariés cyclistes. En outre, les infrastructures (pistes cyclables, Réseaux Vélo Express…) coûtent beaucoup moins cher à développer que les routes ou les lignes de métro. Et enfin, un vélo requiert beaucoup moins de place à la fois pour ses déplacements et pour son stationnement. Voilà qui permettra de reconquérir et de se réapproprier les espaces urbains.

Bref, plus d’hésitation, pédalons!

Par Céline Beaufils

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