génération Y

Concerne tous ceux qui sont nés entre les années 70 et 90

L’entrepreneur colibri

Il ne crée plus son entreprise, il monte sa start-up. Un changement de vocabulaire qui s’accompagne d’un changement de mentalité. Longtemps conspué, le statut d’entrepreneur a désormais la côte. Il était temps! Car si nous sommes tous plus ou moins aveuglés par la vision du dirigeant du CAC 40, force est de constater que ceux qui créent de la valeur, des emplois et qui paient des impôts en France, ce sont surtout les créateurs de PME et TPE.

Ces startups qui essaiment par milliers sur notre territoire, sont autant de possibilités de faire changer les choses. Car beaucoup adoptent des modes de fonctionnement proches de l’économie collaborative, (fonctionnement horizontal, prise en compte de l’intérêt collectif ou social, désintermédiation…). Pourquoi une telle évolution ? (suite…)

L’économie collaborative, une chimère?

Le débat fait rage en ce moment. Le terme d’économie collaborative ne serait-il qu’un leurre? Un argument marketing d’un nouveau genre derrière lequel se cacherait un ultra-libéralisme toujours plus pernicieux? Ou alors s’agit-il d’une vraie disruption par rapport au modèle libéral ? Dans ce cas, le terme d’économie collaborative souffrirait tout simplement d’être galvaudé, utilisé à tort et à travers. A tel point que l’on ne discernerait plus la vraie économie collaborative de la « fausse ».

Loin de toute vision manichéenne des gentils contre les méchants, il est quand même important d’appeler un chat un chat. Le temps est donc venu de mettre les choses à plat et de clarifier les concepts.

 

Du share washing au share bashing

Après la mode du « tout écolo – tout bio », est arrivée celle du collaboratif. Il est désormais bien vu pour une entreprise de se revendiquer collaborative ou de montrer son enthousiasme pour cet univers. Quelques exemples ? Netflix, qui s’est auto-proclamé collaboratif pour la seule et unique raison que son modèle de consommation ne repose plus sur la propriété mais sur l’usage (un abonnement qui donne accès à un ensemble de séries et de films). Autre cas, celui de Carrefour, qui lance ses propres « fablabs ». Loin du vrai concept d’un fablab, ceux de Carrefour permettent simplement de personnaliser n’importe quel produit acheté dans le supermarché, avec un logo ou une photo.

Le problème, c’est qu’avec tous ces abus de langage, le terme d’économie collaborative a maintenant perdu tout son sens. Et ceux qui s’en revendiquent le plus (AirBnb ou Uber pour ne citer qu’eux) ressemblent finalement à s’y méprendre à des entreprises capitalistes des plus classiques. Loin de mettre en commun la valeur qu’ils ont créée, ils affichent des valorisations boursières à faire pâlir d’envie certaines sociétés du CAC 40 (25 milliards de dollars pour AirBnb).

Alors forcément, le vent tourne pour l’économie collaborative. D’abord considérée comme la solution miracle pour un système plus raisonnable, juste et respectueux de l’environnement, elle est devenue synonyme de tous les dangers. Précarisation des travailleurs qui perdent leur statut de salariés, amplification des inégalités patrimonialesOn l’accuse maintenant de tous les maux. L’économie collaborative ne serait finalement que de la poudre aux yeux derrière laquelle se cacherait une nouvelle forme d’ultra-libéralisme ? C’est peut-être aller un peu vite en besogne…

 

Un modèle qui doit encore prendre ses marques

Il faut d’abord s’entendre sur ce que l’on comprend par économie collaborative. Pour OuiShare, elle repose sur 5 piliers:

– la consommation collaborative: la consommation ne dépend plus uniquement d’un achat, elle peut aussi se faire sur la base d’un emprunt, d’un don ou d’une location.

– la finance collaborative: les particuliers investissent directement dans l’économie réelle en finançant des projets entrepreneuriaux, sociaux ou artistiques. (crowdfunding ou prêt entre particulier par exemple).

– une gouvernance horizontale: implication et participation de chaque membre d’une organisation, quelque soit son poste, au processus de décision.

– une conception ouverte et fabrication distribuée: les savoirs et savoir-faires sont libres, les outils de fabrication sont accessible à tous.

– la connaissance ouverte: les informations type données, codes ou programmes sont utilisables librement. Exemple: les logiciels libres.

Alors oui, il s’agit d’une profonde disruption par rapport aux modèles économiques prédominants. Et Rome ne s’est pas construite en un jour.

La notion d’économie collaborative se répand et sensibilise de plus en plus. Nous en avons déjà parlé de la tendance au job-out et Emmanuelle Duez le résume encore mieux que nous: les générations Y et Z ont des aspirations à mille lieux du système capitaliste actuel. « La jeunesse fait un pari, celui de faire passer le pourquoi avant le comment, la flexibilité avant la sécurité, l’exemplarité avant le statutaire, l’ambition de s’accomplir avant celle de réussir », nous explique Emmanuelle Duez.

Alors certes, il reste des défis à relever et des réponses à trouver.  Mais, parce que ,de plus en plus, nous voulons donner du sens à nos vies, parce que nous remettons en question nos modes de consommation et que nous cherchons un juste équilibre entre vie privée et vie professionnelle, un nouveau modèle doit voir le jour. Et nul doute que ce nouveau modèle sera celui de l’économie collaborative.

 

Job out: à qui le tour?

Tous les salariés ont déjà eu cette conversation autour de la machine à café, celle où l’on parle de ce que l’on « aimerait vraiment faire de notre vie ». Certains se voient ébénistes, d’autres gérants de chambres d’hôtes, d’autres encore s’imaginent en entrepreneurs sociaux. Ils sont de plus en plus nombreux à quitter une carrière toute tracée pour faire le grand saut vers une activité qui aura plus de sens pour eux. Le phénomène prend tellement d’ampleur qu’il a même un nom. Maintenant on ne démissionne plus: on fait son job-out, comme si par cette action on se révélait à soi-même et aux autres.

Voici les 5 raisons qui font que vous serez peut-être le prochain.

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Vers la fin de la hiérarchie au travail


En 2014, moins de la moitié des salariés français (45%) se sentaient motivés par leur travail, soit 13 points de moins qu’en 2013*. Alors que le phénomène du job-out est en pleine expansion, les entreprises sont confrontées à une nouvelle problématique : mobiliser et fidéliser leurs effectifs.

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