mobilité urbaine

Comment se déplace-t-on dans nos villes?

Bienvenue à Transpolis

D’ici 2018, une ville-laboratoire devrait voir le jour pour y tester  grandeur nature toutes les innovations en terme de mobilité urbaine. S’étalant sur 80 hectares et située non loin de l’agglomération lyonnaise, Transpolis sera le lieu d’expérimentation idéal pour inventer la ville du futur.

La mobilité urbaine, un enjeu de taille

En 2050, 70% de la population mondiale habitera en ville. C’est dire l’importance à venir de la mobilité, au sens large du terme. Partout dans le monde, les agglomérations devront faire face à des problématiques liées à la pollution, à la congestion des réseaux de transport mais aussi au vieillissement de la population.

Nos sociétés sont à l’aube de mutations majeures: le monde du travail est en pleine ré-organisation, notre rapport au temps change grâce aux nouvelles technologies et notre besoin d’équilibrer vie pro et vie perso se fait de plus en plus pressant. L’environnement prend également une place capitale, et l’utilisation systématique de la voiture devient presque obsolète. Partout, les infrastructures de transport ont pris du retard dans leur développement et ne sont plus toujours adaptées aux besoins de la population. Les villes n’auront bientôt pas d’autre choix que d’accompagner cette transformation. Mieux, elles devront l’encourager, sous peine de devenir invivables.

Transpolis permettra d’expérimenter à taille réelle des innovations telles que les voitures autonomes et connectées, la gestion dynamique des parkings ou la gestion des flux urbains. La ville-laboratoire considère la mobilité au sens large du terme, car elle compte aussi s’intéresser aux éclairages urbains, aux stations de recharges multi énergie… Bref, tout ce qui rendra la ville du futur plus dynamique et « intelligente ».

 

Transpolis, un projet unique

Cocorico les amis! Avec ce projet d’une envergure inédite en Europe, la France et la région Rhône-Alpes en particulier se positionnent à la pointe de l’innovation en matière de Smartcity et de mobilité urbaine, un secteur hautement stratégique et en plein développement.  Avec un budget  total de 20 millions d’euros, Transpolis a pour objectif d’associer acteurs publics et privés pour développer des solutions durables et inventer les nouveaux modèles économiques qui viendront les soutenir.

Ainsi la particularité de Transpolis, c’est que le site permettra d’aborder chaque problématique de manière systémique, c’est à dire en considérant l’environnement urbain comme un tout, un ensemble cohérent et indissociable. Les collectivités et pouvoirs publics seront alors régulièrement conviés à venir y découvrir les dernières innovations.

C’est donc logiquement que la région, le Grand Lyon et le département ont  participé au financement de ce projet. L’objectif affiché est de créer un pôle technologique majeur et de voir se développer autour de Transpolis un réseau de startups et d’entreprises. Il s’agit donc aussi d’un projet industriel capital pour le territoire.

Pourquoi aller au boulot en vélo


Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours (que nous avons d’ailleurs déjà tenu sur ce blog), voici en quelques données de quoi nous convaincre de passer au deux roues.

J’ai fait un RÊV


Paris, Bordeaux, Toulouse ou encore Nantes, Strasbourg et Grenoble… Toutes ces villes ont ou vont construire leur REV, comprendre “Réseau Express Vélo”. Monnaie courante dans les pays du nord tels le Danemark, les Pays-Bas, ou la Belgique, ces « autoroutes pour vélo » font enfin leur apparition en France.

 

Le vélo de plus en plus présent dans nos villes

Alors que la mobilité urbaine était jusqu’alors pensée exclusivement pour les voitures, la révolution des vélos est en route. En dix ans, l’utilisation du vélo a doublé en Ile de France, à Paris elle a même triplé. Et toutes les grandes villes de France connaissent ce nouvel engouement pour la petite reine. Les politiques menées pour limiter l’usage des voitures y sont certainement pour beaucoup : stationnements payants, développement des zones piétonnes…

Alors les villes s’organisent et s’adaptent pour encourager et développer cette mutation. L’enjeu est de permettre à tous les usagers de la route, qu’ils soient motorisés ou non, de cohabiter en toute sécurité. Face à un nombre croissant de cyclistes réguliers, il devient nécessaire d’adapter l’infrastructure de nos villes.

 

Ainsi sont nés les REV

A l’image d’un réseau de métro, le REV propose un véritable maillage de pistes cyclables permettant de relier facilement et rapidement plusieurs points d’une agglomération. Néanmoins un tel réseau ne peut pas être partout discontinu, notamment dans l’hypercentre des villes. L’absence de piste cyclable est alors compensée par une limitation de vitesse à 30km/h pour les voitures.

Grâce à ces nouvelles autoroutes pour vélos, les cyclistes sont séparés de la circulation automobile et piétonne et peuvent ainsi rouler en toute sécurité. L’absence d’obstacle permet d’assurer une vitesse moyenne de 20 à 25 km/h, soit autant que les voitures en villes. Certains REV proposent également des services tels que des pompes à air, du petit outillage pour les réparations, de l’eau… Afin de rester praticables 24h/24 et 7j/7, les voies sont éclairées et régulièrement entretenues, voire déneigées si besoin.

 

Des projets à la pelle

A Londres, la future voie rapide pour vélo sera large de 4 mètres et permettra ainsi une circuler en double sens et de doubler sans problème. La capitale britannique qui a instauré un péage urbain depuis 2003 pour limiter la circulation automobile a vu son nombre de cyclistes doubler en 10 ans. Si certains londoniens restent réticents, c’est essentiellement par peur d’un accident. Ce nouveau réseau qui verra le jour en 2016 devrait en rassurer beaucoup. La ville prévoit d’ailleurs 1,5 millions d’utilisateurs d’ici 2026.

Et rassurons-nous, dans Paris à vélo nous continuerons aussi à dépasser les motos puisque la ville développe elle aussi son plan vélo. Son ambition: devenir la capitale du vélo d’ici 2020 ! Avec un budget de 150 millions d’euros, elle se donne les moyens de la réussite et se fixe un objectif pour 2020 : créer un réseau de 1400 km de pistes cyclables autour de 2 axes: Nord-Sud et Est-Ouest.

Et certaines métropoles françaises n’ont pas attendu la capitale pour se mettre dans la roue de cette révolution. Strasbourg aura son VeloStras, un réseau de plus de 130km de pistes cyclables avec services associés, le projet est en cours de discussion à Grenoble et Toulouse… Bref, la roue est en train de tourner: bye-bye la voiture, hello le vélo!


Quelques visuels du projet de Norman Forster pour la ville de Londres:

Foster-SkyCycle-cycling-utopia-above-London-railways_dezeen_ss_1

SkyCycle

Le SkyCycle ou comment survoler la ville en vélo

Le SkyCycle ou comment survoler la ville en vélo

 

 

Le vélo, la voiture du futur


La voiture pollue, la voiture énerve, la voiture prend de la place et la voiture coûte cher. Alors que nous vivons une période de crise économique et écologique, elle est presque devenue un non-sens. C’est apparemment le constat que font beaucoup de nos compatriotes puisque 3 millions de vélos se sont vendus en France en 2014, soit 7% de plus qu’en 2013. Et la plus part de ces nouveaux utilisateurs sont des citadins. Après avoir déserté nos villes depuis les années 60, les vélos font leur grand retour.

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