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Comment va évoluer notre vie pro?

Reconversion professionnelle à perpétuité

« Avant, on avait un job pour la vie, ensuite un job pour 6 ans, demain ce sera 6 jobs à la fois » tweetait il y a quelques jours Emmanuelle Duez. A l’heure où le monde du travail est en pleine mutation, il est un constat qui revient souvent : nos carrières sont de plus en plus polymorphes. Par leur mode d’abord : nous sommes toujours plus nombreux à cumuler ou alterner les périodes de travail en salariat ou en freelance. Mais aussi, et de plus en plus, par leur activité. Changer de métier n’est plus un doux rêve, c’est un accomplissement pour certains, une nécessité pour d’autres. Toujours est-il que nos vies professionnelles sont devenues de sacrées mutantes.

Le changement, c’est tout le temps

Qui n’a jamais pensé un jour faire son job-out ? Quitter un emploi bien rangé pour une carrière qui aurait plus de sens ? Et c’est un fait : 92% des diplômés de 2016 trouvent important de travailler dans une entreprise socio-responsable (étude Accenture). Une statistique qui révèle un vrai mouvement de fond, toutes générations confondues : la quête de sens dans le travail et dans le quotidien. La vie professionnelle n’est plus considérée comme une source d’aliénation mais d’épanouissement. Et c’est ainsi que certains rêves se transforment en ambitions…

En 2015, 14% des bac +5 ont changé de métiers au cours de leurs 2 premières années de carrière. On assiste à un véritable retour en grâce des métiers manuels. Tous les ans, ils sont des milliers de jeunes diplômés à mettre leurs costards au placard pour se lancer dans une carrière artisanale et manuelle. Qu’ils soient devenus bouchers, paysans ou fleuristes, tous avaient en commun une profonde déception et frustration face au monde de l’entreprise. Mais rien ne les empêchera dans quelques années de devenir les cols blancs qu’ils étaient destinés à être.

Et que dire des slashers ? Ces cumulards du freelance additionnent les métiers et changent de casquettes plusieurs fois dans la journée. Ils sont graphistes, rédacteurs ou développeurs de 9h à 11h, community managers ou livreurs Deliveroo de 11h à 14h et créateurs, couturiers ou photographes l’après-midi. En mélangeant allégrement activités « gagne-pain » et « passion », leur horizon professionnel semble sans limite.

Reconversion : mode d’emploi

Quand on ne veut plus perdre sa vie à la gagner se pose la question du « comment ». Par où commencer ? Retourner voir le CIO de votre ancien lycée ne vous mènera certainement pas à grand chose. Mais rassurez-vous, il y a d’autres manières de procéder.

En ce qui concerne la formation, nous n’avons que l’embarras du choix. En plus des classiques cours du soir,  les MOOCS permettent de se former à une multitude de domaines n’importe où et n’importe quand. D’une grande flexibilité et la plupart du temps gratuits, ces enseignements ont clairement le vent en poupe. Leur reconnaissance académique est d’ailleurs en bonne voie puisque certains cours en ligne valident désormais des crédits universitaires.

Quant à la reconversion en elle-même, certains ont depuis longtemps compris ce besoin de découvrir un métier dans toutes ses réalités avant d’en embrasser la carrière. C’est le cas du Mondial des Métiers qui s’adresse aussi bien aux étudiants qu’aux adultes en reconversion. Des centaines de métiers, des plus traditionnels aux plus innovants, y sont présentés par les premiers concernés : les professionnels. Signe des temps, le public adulte en quête de reconversion a vu sa population augmenter de 43% lors de la dernière édition (la prochaine se tiendra à Lyon du 2 au 5 février).

Pour un accompagnement plus personnalisé restent les cabinets de conseil ou les services de coaching. Celui qui fait le buzz en ce moment, c’est définitivement Switch Collective. Sorte de bilan de compétences nouvelle génération, son programme « Fais le Bilan Calmement » propose à tout à chacun  d’«inventer son propre parcours, sans pour autant tout plaquer du jour au lendemain ».  Reflet d’une génération nourrie aux TedTalks et pleine d’aspirations positives, Switch Collective dédramatise une situation qui en fait paniquer plus d’un : « Vous avez plein de doutes et d’angoisses, et c’est normal. Parce qu’on est dans un système à bout de souffle. Et c’est le système le problème, pas vous. »

Nous savons tous que nos carrières ne seront plus linéaires, elles seront ponctuées de haut et de bas, de périodes d’activité et de pauses, qu’elles soient volontaires ou non. A partir de ce constat, il devient plus facile de « prendre le risque » de se reconvertir car ce risque est désormais accepté comme étant devenu intrinsèque à toute carrière. Envie de slasher ou de switcher ? A l’eau vous pouvez vous jeter!

Par Céline Beaufils

Bienvenue dans l’ère des idées

65% des enfants qui sont aujourd’hui en primaire exerceront un métier qui n’existe pas encore aujourd’hui. Voilà qui semble poser un sérieux problème quant à leur formation. Comment les préparer à l’inconnu ? Et pour nous, les générations Y et Z, qui sommes déjà au travail et y seront toujours dans 20 ans, comment nous assurer de ne pas être has-been avant l’âge ? Les dernières études en la matière sont plutôt rassurantes, car ce qui primera de plus en plus, ce n’est pas le savoir mais la créativité, la capacité à avoir des idées et à sortir du cadre. (suite…)

Les bureaux, en voie de disparition?

En France, 4 millions de personnes travaillent au moins une fois par semaine en dehors de leur bureau, que ce soit depuis chez eux, dans un tiers lieux ou tout simplement depuis un café connecté. Maintenant que nous sommes de plus en plus libres de choisir où nous travaillons, maintenant que nous avons la possibilité matérielle de travailler de partout, quel est l’utilité et l’avenir du bureau ? (suite…)

L’entrepreneur colibri

Il ne crée plus son entreprise, il monte sa start-up. Un changement de vocabulaire qui s’accompagne d’un changement de mentalité. Longtemps conspué, le statut d’entrepreneur a désormais la côte. Il était temps! Car si nous sommes tous plus ou moins aveuglés par la vision du dirigeant du CAC 40, force est de constater que ceux qui créent de la valeur, des emplois et qui paient des impôts en France, ce sont surtout les créateurs de PME et TPE.

Ces startups qui essaiment par milliers sur notre territoire, sont autant de possibilités de faire changer les choses. Car beaucoup adoptent des modes de fonctionnement proches de l’économie collaborative, (fonctionnement horizontal, prise en compte de l’intérêt collectif ou social, désintermédiation…). Pourquoi une telle évolution ? (suite…)

Pour que l’économie collaborative reste collaborative

Aujourd’hui les plateformes telles que Uber, AirBnb ou Taskrabbit nous permettent de tout partager, nos voitures, nos appartements, notre savoir-faire. Tout, sauf une chose: la propriété et la gouvernance de ces mêmes plateformes. Alors que le marché du travail a déjà entamé sa mutation vers plus de freelance et moins de salariat, comment éviter que ces plateformes ne deviennent surpuissantes? Si les nouvelles technologies ont permis l’émergence d’une société collaborative, elles n’en restent pas moins largement dominées par des monopoles. Ceux que l’on appelle les GAFAM (Google, Apple, Facebook et Microsoft) sont devenus les nouveaux maîtres du monde. Alors comment défendre et conserver la philosophie de base de l’économie collaborative?

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Pourquoi aller au boulot en vélo


Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours (que nous avons d’ailleurs déjà tenu sur ce blog), voici en quelques données de quoi nous convaincre de passer au deux roues.

Vers la fin de la hiérarchie au travail


En 2014, moins de la moitié des salariés français (45%) se sentaient motivés par leur travail, soit 13 points de moins qu’en 2013*. Alors que le phénomène du job-out est en pleine expansion, les entreprises sont confrontées à une nouvelle problématique : mobiliser et fidéliser leurs effectifs.

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