Archives mensuelles : avril 2016

L’école ouverte sur le monde

Voici une école qui risque de faire détester les vacances: la Fuji Kindergarten de Tokyo. Partant du principe qu’il n’est pas naturel pour les enfants de rester calmes et silencieux, l’architecte Takaharu Tezuka leur a imaginé une école à leur mesure, qui laisse libre court à leur soif d’exploration et de jeux. La cour de récréation est située sur le toit, les classes ne sont pas séparées par des cloisons mais par des caissons en bois modulables et déplaçables à l’envie et le bâtiment de forme ovale entoure un vaste espace vert. Le résultat, ce sont des écoliers en pleine forme (qui parcourent en moyenne 4km par jour rien qu’en jouant). Laisser les enfants libres de courir, tomber, s’entraider, c’est ça l’école de la vie! C’est en tout cas une bonne source d’inspiration pour dépoussiérer notre système éducatif.

Habitat Participatif, l’art et la manière du mieux-vivre ensemble

En 2010, 60% des logements collectifs réalisés étaient des produits défiscalisés. En gros donc, on ne construit plus pour habiter mais pour investir. Voilà qui pose clairement notre problématique: en pleine crise du logement et alors que la spéculation immobilière continue à faire rage, est-il possible d’acquérir un logement abordable, durable et confortable ?
Si nous pouvons répondre par l’affirmative, c’est grâce à cette 3ème voie qui s’ouvre à nous depuis quelques années, l’ habitat participatif. Fonctionnant à la manière d’une « auto-promotion collective », plusieurs familles se regroupent pour concevoir, faire construire et gérer ensemble leur habitat collectif.

Partager autre chose que des charges de copropriété

L ’ habitat participatif, c’est l’art de penser et de concevoir les espaces pour mieux vivre ensemble. Chacun possède évidemment son logement privatif mais plusieurs zones restent communes. C’est souvent le cas de la buanderie et des espaces extérieurs, terrasses, potagers ou jardins, mais cela peut aussi concerner une chambre d’amis, des bureaux ou un atelier de bricolage. Etant donné que la perceuse ne doit servir que 2 ou 3 fois dans l’année, il n’est effectivement pas idiot de la partager à plusieurs. Tout cela permet de libérer de la place dans les logements privatifs (plus besoin de prévoir un emplacement pour la machine à laver ou le sèche linge) et de rationnaliser les coûts.

Mais l’ habitat participatif, c’est aussi un état d’esprit, une envie de vivre intelligemment et joyeusement ensemble, loin de l’anonymat habituel des citadins. Le logement ne se limite plus à un hébergement du quotidien mais devient tout un art de vivre. Souvent les constructions participatives ont une dimension écologique, que ce soit au niveau des matériaux utilisés ou de la gestion des déchets. Certains projets incluent également une forte dimension sociale. C’est le cas du Village Vertical à Villeurbanne. Sur les 14 logements qu’il compte, quatre sont réservés à des jeunes en difficulté que les autres « Villageois Verticaux » s’engagent à assister bénévolement, en complément de l’accompagnement professionnel qu’ils reçoivent.

Lille, Strasbourg et même Paris, de plus en plus de grandes villes ne s’y trompent pas et encouragent les projets d’ habitat participatif. En créant du lien et de l’activité, ils participent à la vie sociale et au rayonnement de tout leur quartier.

Vivre mieux, à moindre coût

En se passant d’un promoteur et donc de sa marge, ces constructions reviennent en règle générale 5 à 15% moins cher que du neuf classique. Mais alors que les promoteurs livrent leurs immeubles clés en main, il faut consacrer beaucoup de temps et d’énergie avant de voir un projet d’ habitat participatif sortir de terre. Les projets se mènent sur plusieurs années, entre 3 et 5 ans en moyenne. La phase de conception est souvent la plus difficile et la plus longue, le groupe devant se mettre d’accord sur une vision, une architecture, et ce en fonction des ressources de chacun. Reste encore à trouver le terrain, ce qui n’est pas une mince affaire lorsque l’on est en concurrence avec des promoteurs immobiliers plus rapides et plus puissants financièrement. Heureusement certaines parcelles restent accessibles car délaissées par les promoteurs qui les estiment trop petites pour leur être rentables.

Raisonnant sur le long terme, ces lieux de vie sont souvent très qualitatifs et font la part belle aux économies d’énergie (beaucoup sont d’ailleurs équipés de leurs propres panneaux solaires).

Définitivement dans l’air du temps puisqu’il s’agit une fois encore de supprimer un intermédiaire, l’ habitat participatif répond à une multitude de problématiques. Chacun peut y trouver son compte: le sénior ne voulant pas rester isolé, le primo-accédant à la recherche d’un cadre de vie convivial et abordable, ou tout simplement le citadin souhaitant vivre d’une manière plus raisonnée. Pour certains, l’ habitat participatif serait même la solution idéale pour mettre un terme à la crise du logement puisqu’il supprimerait de fait toute spéculation immobilière.

Ce qui est sûr, c’est que loin des immeubles neufs stéréotypés et souvent identiques, l’ habitat participatif nous permet de reprendre la main sur nos lieux et nos modes de vie.

Blockchain – Sortir du brouillard

On dit d’elle qu’elle pourrait changer le monde, qu’elle pourrait révolutionner nos vies comme Internet a pu le faire il y a 20 ans. Elle, c’est la fameuse Blockchain dont on entend de plus en plus souvent parler, sans jamais vraiment comprendre ce que c’est. Alors nous nous sommes lancé ce gros défi: comprendre et expliquer. Accrochez-vous, c’est parti ! (suite…)

Bienvenue dans l’ère des idées

65% des enfants qui sont aujourd’hui en primaire exerceront un métier qui n’existe pas encore aujourd’hui. Voilà qui semble poser un sérieux problème quant à leur formation. Comment les préparer à l’inconnu ? Et pour nous, les générations Y et Z, qui sommes déjà au travail et y seront toujours dans 20 ans, comment nous assurer de ne pas être has-been avant l’âge ? Les dernières études en la matière sont plutôt rassurantes, car ce qui primera de plus en plus, ce n’est pas le savoir mais la créativité, la capacité à avoir des idées et à sortir du cadre. (suite…)