Archives mensuelles : octobre 2015

Hack ta ville

« On a beaucoup moins de voisins dans une ville que dans un village ». Alors que plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en milieu urbain, nous avons souvent une image négative de la ville, à la fois anonyme et agressive. Et pourtant, il y a d’autres alternatives que de la subir ou de la fuir. Cela passe par la réappropriation des espaces urbains par ses habitants. A l’heure du DIY, la ville se transforme au gré de petites initiatives citoyennes toutes plus ludiques et originales les unes que les autres. Quand la ville devient un terrain de jeu…

L’urbanisme tactique: une nouvelle vie dans la ville

L’urbanisme tactique est l’art de s’approprier et de ré-inventer sa ville à l’échelle d’une rue ou d’un quartier. Tout à commencé en 2005 à San Francisco (encore et toujours San Francisco !) avec le collectif Rebar. Le collectif a eu cette joyeuse idée de prendre possession d’une place de parking pour l’aménager temporairement en espace de vie.

A l’opposé des grands projets d’aménagement dont les citadins ne sont que les spectateurs, les initiatives d’urbanisme tactique sont lancées par les habitants et se font à petite échelle sur du court terme. Leur coût est également très limité, le but étant surtout de développer du capital social, de prendre du plaisir à vivre ensemble.

Mais l’enjeu est bien plus important qu’une simple rigolade entre voisins. L’urbanisme tactique permet de multiplier les expériences diverses et variées et d’obtenir des retours rapides. De telles opérations peuvent ainsi servir de test à des projets de plus grande envergure. Elles développent également la mobilisation et l’implication des habitants dans leur quartier et créent donc un sentiment de vivre ensemble qui manquait parfois cruellement dans nos grandes agglomérations.

Comment hacker sa ville?

Parking day

Né de l’initiative du collectif Rebar, le Parking Day existe désormais dans plus de 50 villes du monde. Le concept est toujours le même, s’approprier l’espace urbain, en l’occurence une place de parking, pour en faire un lieu de vie et d’échange. Pendant une journée, le macadam laisse la place à la végétation et à la création.

parkletParking Day Nantes

Chairbombing

Lancé à New York, le chairbombing est l’art de fabriquer une chaise avec des matériaux de récupération et d’en faire du mobilier urbain. Cerise sur le gâteau, les chaises sont laissées « libres » pendant quelques semaines afin de voir où les habitants préfèrent les installer puis sont ensuite définitivement fixées au sol des endroits les plus populaires.

chairbombing

Guerilla Gardening

Comment rendre nos villes plus humaines? En invitant la nature à s’y épanouir, même dans les endroits les plus insolites!

guerilla gardening

Playstreet

Bloquer la circulation de votre rue pour y organiser un tournoi de basket, un barbecue géant ou s’exercer au roller, ça vous tente? C’est ce que font de plus en plus d’anglo-saxons, notamment à Londres et à NYC.

play street

Pavement to Plazas

Quand les piétons s’approprient l’espace réservé aux voitures, comme ce fut le cas sur Time Square à New York.

NYC pavement to plazas

Depave

Libérons nos sols! Les villes sont souvent recouvertes de macadam. S’il est nécessaire pour les routes et les trottoirs, nous pourrions par contre souvent le remplacer par des espaces végétalisés, comme par exemple dans les cours d’écoles ou sur de grandes esplanades. La motivation est à la fois esthétique et pratique: en cas de très fortes pluies le macadam absorbe moins rapidement l’eau et amplifie les inondations, et par forte chaleur il augmente encore un peu plus la température.

depave

Pré-vitalisation

Ré-insuffler la vie à des espaces urbains peu ou plus utilisés en passe d’être réaménagés. Il peut s’agir de marchés à ciel ouvert ou de boutiques dans des containers par exemple. Les intérêts d’une telle démarches sont divers: engendrer des revenus pour financer le développement à venir, attirer l’attention du public sur le site, tester des business modèles…

pre vitalization

Pop up Shops

Installation de boutiques ou de bars éphémères dans la ville.

pop up shops

Par Céline Beaufils

 

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Quand le bonheur tient à un marshmallow

Merci Alfred, un chouette blog que nous suivons avec avidité, a récemment publié une enquête qui nous a tellement intéressés qu’on a eu envie de la partager avec vous. L’article propose un condensé de plusieurs études scientifiques très sérieuses qui cherchent à répondre à une question: à quoi tient la réussite dans la vie ?

Rêver c’est le bonheur

Nul besoin d’électrodes ou d’IRM pour comprendre comment le cerveau « fabrique » le sentiment de bonheur. Il a juste suffi à un scientifique de poser un marshmallow sur une table devant laquelle se trouvait un enfant de 6 ans. Avant de laisser l’enfant seul dans la pièce, il lui a proposé un deal: s’il ne mangeait pas le marshmallow pendant ses 15 minutes d’absence, il lui en offrirait un 2ème à son retour. L’expérience a été menée sur 1 000 enfants qui ont ensuite été suivi pendant 30 ans.

Le résultat est éloquent les enfants qui ont résisté devant la tentation du 1er marshmallow pour en avoir un 2ème sont devenus des adultes plus heureux et épanouis que ceux qui ont craqué avant la fin des 15 min. Pourquoi? Parce qu’ils ont su renoncer à un plaisir immédiat pour voir se réaliser la promesse d’un plaisir plus grand dans le futur. Ce sont des gens qui sont sensibles à la gratification différée, c’est à dire au bonheur à venir plutôt qu’au bonheur immédiat.

La vie, c’est comme le vélo…

Il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre (A Einstein). Peu importe le résultat, c’est le fait même d’être en mode projet qui nous enthousiasme et nous crée des pics de bonheur. Que le projet soit un succès ou non, là n’est pas l’enjeu. Ce qui compte c’est la démarche, l’implication.

Et la condition pour se lancer dans un projet, c’est d’avoir de la volonté. Or la volonté n’est pas innée, elle se construit. D’abord, il faut accepter de ne pas être bon tout de suite. Avant de réussir, il faut d’abord se planter et apprendre de ses erreurs. Ce qui compte aussi, c’est de mesurer ses progrès. Quand on s’est fixé pour objectif de courir un marathon, on est déjà bien content après quelques mois d’entrainement de parvenir à courir un semi: on sait qu’on est sur la bonne voie.

La meilleure technique pour atteindre son but, quel qu’il soit, tient en un mot: « rituel ». La progression passe par la routine. En s’obligeant à travailler sur son projet tous les jours, on se crée une habitude (généralement cala prend un mois). Ensuite les choses deviennent plus faciles puisque l’on agit naturellement, sans avoir besoin de s’auto-motiver.

Voilà, dans les grandes lignes, ce que nous apprend l’article de Merci Alfred: aimer notre futur embellit notre présent.

Par Céline Beaufils

Zero Waste? Yes we can!

Pour manger un biscuit, il faut souvent en passer par l’épreuve des poupées russes: on ouvre un premier emballage, le carton, puis un deuxième, le plastique, puis au fond du troisième, la barquette plastique, on arrive enfin au saint graal: le biscuit! Alléluia et bon appétit! Ne parlons pas des paquets de céréales doublement emballés, des yaourts, toujours dans des pots individuels, des compotes en gourdes « théoriquement recyclables mais en fait pas vraiment »… Bref, nos poubelles, nos décharges et nos incinérateurs débordent… C’est en partant de ce constat qu’est née la démarche Zero Waste. « Zero Waste » pour zéro déchet et zéro gaspillage. Confidentielle à son lancement il y a une trentaine d’années, cette démarche prend désormais une ampleur mondiale. Notre société de consommation serait-elle en train de se remettre en question?

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Pour que l’économie collaborative reste collaborative

Aujourd’hui les plateformes telles que Uber, AirBnb ou Taskrabbit nous permettent de tout partager, nos voitures, nos appartements, notre savoir-faire. Tout, sauf une chose: la propriété et la gouvernance de ces mêmes plateformes. Alors que le marché du travail a déjà entamé sa mutation vers plus de freelance et moins de salariat, comment éviter que ces plateformes ne deviennent surpuissantes? Si les nouvelles technologies ont permis l’émergence d’une société collaborative, elles n’en restent pas moins largement dominées par des monopoles. Ceux que l’on appelle les GAFAM (Google, Apple, Facebook et Microsoft) sont devenus les nouveaux maîtres du monde. Alors comment défendre et conserver la philosophie de base de l’économie collaborative?

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La solution pour nettoyer les océans


Le 7ème continent, vous connaissez? D’une taille équivalente à celle de 6 fois la France, il est situé au nord de l’océan Pacifique… Il s’agit du « Continent de plastique » composé d’une myriade de micro particules de déchets non biodégradables.  Ca fait froid dans le dos, non? Mais bonne nouvelle: il existe une solution rentable pour nettoyer les océans en seulement 5 ans. Son inventeur Boyan Slat nous la présente dans cette vidéo.

Pourquoi aller au boulot en vélo


Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours (que nous avons d’ailleurs déjà tenu sur ce blog), voici en quelques données de quoi nous convaincre de passer au deux roues.

Vers la fin de la hiérarchie au travail


En 2014, moins de la moitié des salariés français (45%) se sentaient motivés par leur travail, soit 13 points de moins qu’en 2013*. Alors que le phénomène du job-out est en pleine expansion, les entreprises sont confrontées à une nouvelle problématique : mobiliser et fidéliser leurs effectifs.

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J’ai fait un RÊV


Paris, Bordeaux, Toulouse ou encore Nantes, Strasbourg et Grenoble… Toutes ces villes ont ou vont construire leur REV, comprendre “Réseau Express Vélo”. Monnaie courante dans les pays du nord tels le Danemark, les Pays-Bas, ou la Belgique, ces « autoroutes pour vélo » font enfin leur apparition en France.

 

Le vélo de plus en plus présent dans nos villes

Alors que la mobilité urbaine était jusqu’alors pensée exclusivement pour les voitures, la révolution des vélos est en route. En dix ans, l’utilisation du vélo a doublé en Ile de France, à Paris elle a même triplé. Et toutes les grandes villes de France connaissent ce nouvel engouement pour la petite reine. Les politiques menées pour limiter l’usage des voitures y sont certainement pour beaucoup : stationnements payants, développement des zones piétonnes…

Alors les villes s’organisent et s’adaptent pour encourager et développer cette mutation. L’enjeu est de permettre à tous les usagers de la route, qu’ils soient motorisés ou non, de cohabiter en toute sécurité. Face à un nombre croissant de cyclistes réguliers, il devient nécessaire d’adapter l’infrastructure de nos villes.

 

Ainsi sont nés les REV

A l’image d’un réseau de métro, le REV propose un véritable maillage de pistes cyclables permettant de relier facilement et rapidement plusieurs points d’une agglomération. Néanmoins un tel réseau ne peut pas être partout discontinu, notamment dans l’hypercentre des villes. L’absence de piste cyclable est alors compensée par une limitation de vitesse à 30km/h pour les voitures.

Grâce à ces nouvelles autoroutes pour vélos, les cyclistes sont séparés de la circulation automobile et piétonne et peuvent ainsi rouler en toute sécurité. L’absence d’obstacle permet d’assurer une vitesse moyenne de 20 à 25 km/h, soit autant que les voitures en villes. Certains REV proposent également des services tels que des pompes à air, du petit outillage pour les réparations, de l’eau… Afin de rester praticables 24h/24 et 7j/7, les voies sont éclairées et régulièrement entretenues, voire déneigées si besoin.

 

Des projets à la pelle

A Londres, la future voie rapide pour vélo sera large de 4 mètres et permettra ainsi une circuler en double sens et de doubler sans problème. La capitale britannique qui a instauré un péage urbain depuis 2003 pour limiter la circulation automobile a vu son nombre de cyclistes doubler en 10 ans. Si certains londoniens restent réticents, c’est essentiellement par peur d’un accident. Ce nouveau réseau qui verra le jour en 2016 devrait en rassurer beaucoup. La ville prévoit d’ailleurs 1,5 millions d’utilisateurs d’ici 2026.

Et rassurons-nous, dans Paris à vélo nous continuerons aussi à dépasser les motos puisque la ville développe elle aussi son plan vélo. Son ambition: devenir la capitale du vélo d’ici 2020 ! Avec un budget de 150 millions d’euros, elle se donne les moyens de la réussite et se fixe un objectif pour 2020 : créer un réseau de 1400 km de pistes cyclables autour de 2 axes: Nord-Sud et Est-Ouest.

Et certaines métropoles françaises n’ont pas attendu la capitale pour se mettre dans la roue de cette révolution. Strasbourg aura son VeloStras, un réseau de plus de 130km de pistes cyclables avec services associés, le projet est en cours de discussion à Grenoble et Toulouse… Bref, la roue est en train de tourner: bye-bye la voiture, hello le vélo!


Quelques visuels du projet de Norman Forster pour la ville de Londres:

Foster-SkyCycle-cycling-utopia-above-London-railways_dezeen_ss_1

SkyCycle

Le SkyCycle ou comment survoler la ville en vélo

Le SkyCycle ou comment survoler la ville en vélo

Par Céline Beaufils

 

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Révolution Freelance


C’est une révolution. Silencieuse certes, mais une révolution tout de même. Alors donnons lui de la voix et écrivons le noir sur blanc : les congés payés, les RTT et les fiches de paie sont has been… Le salariat est mort, vive le freelance !!! Points d’exclamation ? Oui, trois fois oui. Car s’il évolue dans le bon sens, le travail en freelance n’est pas une précarisation de la société, c’est une libération.

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